Pour la dixième édition de l’Urban Art Fair, Artfwd rejoint la halle du Carreau du Temple avec huit artistes réunis autour d’une même intention : explorer ce que l’image active au-delà de sa surface. Quatre jours de rencontres, d’œuvres et d’échanges au cœur de Paris.
Un geste de rencontre, pas une posture
Dans un paysage où les galeries s’observent souvent à distance, Artfwd choisit la proximité. Une parole directe, un regard incarné, un espace qui refuse la verticalité pour privilégier la rencontre. Participer à la dixième édition de l’Urban Art Fair au Carreau du Temple est avant tout un geste : celui d’inscrire la galerie dans un paysage artistique en mouvement.
Nées des murs mais désormais ouvertes à d’autres récits, les œuvres réunies rappellent qu’une image dépasse toujours sa surface. À l’heure des regards furtifs, Artfwd fait le choix de l’attention, en défendant des pratiques qui envisagent la ville comme un espace de partage et d’échange. Là où montrer revient à créer les conditions d’une expérience commune.
Huit artistes, une même sensibilité aux signes
La sélection qu’Artfwd présente pour cette édition n’est pas une juxtaposition, c’est un ensemble pensé comme tel. Behoa, Cyprien Rimbeault, Ensemble Réel, Ludovik Myers, Nattosito, Ster, Tom Geleb et Wawapod partagent une sensibilité aux signes, aux récits et aux matières, même si leurs pratiques demeurent profondément singulières.
Entre mémoire urbaine et formes réinventées, leurs œuvres déplacent le regard et ouvrent des espaces de résonance. Ster, qui a parcouru le monde de mur en mur, apporte l’énergie brute du Post-Graffiti. Wawapod révèle à distance ses icônes pop pixelisées, une Mona Lisa, une Frida, un cœur. Tom Geleb et son personnage Téva soufflent une tendresse rare dans la ville. Ensemble Réel fracture et recolle avec leur Défragmentisme. Nattosito explore les liens entre l’Homme et son environnement à la frontière du mural et de la toile. Ludovik Myers tend une main lumineuse pour mieux entraîner dans l’obscurité d’un imaginaire personnel. Cyprien Rimbeault érige la Lettre en objet architectural et esthétique. Behoa tisse la mémoire et le quotidien dans une peinture figurative et muraliste d’une rare sensibilité.
Des œuvres à découvrir, certaines inédites
Plusieurs pièces présentées sur le stand ont été produites ou finalisées spécifiquement pour cette édition. Parmi elles, La création de Wawapod (acrylique sur verre et papier, 50×70 cm, 2026), Marbella de Ster (techniques mixtes sur toile, 85×104 cm, 2026) ou encore Première danse d’Ensemble Réel (assemblage techniques mixtes, 41×33 cm, 2025). Autant de fenêtres ouvertes sur des pratiques en plein mouvement.
Le Carreau du Temple, un écrin à la mesure de l’ambition
Depuis 2016, l’Urban Art Fair a élu domicile sous la halle du Carreau du Temple, dans le 3e arrondissement de Paris. Ce lieu emblématique, architecture métallique du XIXe siècle, lumière zénithale, volume généreux, est devenu indissociable de l’identité de la foire. Il permet à chaque stand d’exister pleinement, sans s’écraser, tout en créant la circulation fluide propice aux découvertes inattendues.
Pour cette dixième édition, une trentaine de galeries françaises et internationales se retrouveront sous la même halle, proposant les œuvres de plus de 200 artistes. Collectionneurs, professionnels et amateurs : Urban Art Fair est pensée pour tous les publics, dans un cadre convivial qui fait sa réputation depuis dix ans.
