(m) CAPHAR
450 €
Caphar, né en 1995, est un artiste peintre autodidacte dont la pratique a toujours été orientée vers le muralisme. Né à Paris, résident aujourd’hui à Lisbonne, mais ayant débuté à Mexico, ce sont des influences très variées qu’il tente de conjuguer dans sa peinture. Entre cultures urbaines, approche traditionnelle et images contemporaines, son travail cherche à faire coexister plusieurs langages visuels.
Autant sensible aux grands maîtres qu’au graffiti ou à la photographie, c’est dans une forme de collage contemporain et digital qu’il choisit aujourd’hui de s’exprimer. Sa peinture mélange ainsi une approche très traditionnelle du médium avec une manière plus moderne, fragmentée et instinctive de construire l’image.
Au-delà du voyage en lui-même, les influences multiples lui viennent aussi des personnes rencontrées sur la route, des lieux traversés et des différentes visions de la peinture auxquelles il se confronte.
Au Mexique, les fresques sont réalisées presque exclusivement au pinceau : la vision y est plus traditionnelle, les couleurs plus chaudes, le geste souvent plus instinctif. De retour en France, c’est la confrontation avec une esthétique plus urbaine.
La photographie entre progressivement dans le processus créatif, tandis que les rencontres avec des étudiants des Beaux-Arts autant qu’avec la scène graffiti apportent une dimension nouvelle à son univers.
Bien que souvent subtil, le collage s’impose alors presque naturellement, comme une manière de rester fidèle à toutes ces influences.
L'artiste
Les oeuvres, bien que très largement figuratives et réalistes, sont souvent pensées comme des compositions abstraites ou comme des morceaux de musique électronique. Des fragments de photographies sont arrachés à l’image originale pour devenir des sortes de samples visuels que l’artiste vient ensuite triturer afin d’en extraire l’essence.
Ils subissent zooms, déformations, répétitions ou changements d’échelle jusqu’à devenir des boucles cohérentes et presque autonomes. Les ruptures se veulent franches, parfois même brutales, comme pour créer du rythme et refuser une lecture trop linéaire de l’image. La peinture reste profondément traditionnelle dans son exécution, mais le langage, lui, reste contemporain et digital.
Influences et style
Couleurs tropicales, urgence vitale
Il y a chez Caphar une énergie sans calcul, une esthétique du fragment, du chaos joyeux, de la lumière cabossée. Rien n’est lisse, tout est vibrant. Son art est nomade : il l’a troqué contre un toit au Mexique, contre un plat chaud au Nicaragua. Ses couleurs vives, presque tropicales, semblent dire le contraire exact de la résignation.
Il n’habille pas les murs, il les réveille.
Et parfois, nous avec.
L’ensemble du travail de Caphar part de la photographie. Prises à l’iPhone et presque toujours mises en scène, ces images tentent de capturer des moments de vie fantasmés : plus absurdes, plus colorés. Il cherche à saisir une intimité qui n’a peut-être jamais existé, mais qui semble pourtant familière, quelque part dans une after party imaginaire où tout est possible.
Les photographies choisies illustrent souvent des moments difficiles à qualifier : on ne saurait dire s’il s’agit d’un bon ou d’un mauvais souvenir, d’un moment de solitude ou d’euphorie. C’est précisément cette ambiguïté qu’il tente de capturer, afin que chacun puisse y projeter sa propre histoire.
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