Eldorado REMI TOURNIER
4 000 €
Originaire du Lot et vivant près de Toulouse, Rémi Tournier est issu du mouvement graffiti toulousain, milieu dans lequel il a fait ses armes à partir de 2007. Après une dizaine d’années au sein du duo SISMIKAZOT, il développe depuis 2021 une aventure plus personnelle, au plus proche de sa sensibilité.
Passionné de photographie et de rencontres, il évolue dans un style principalement figuratif avec quelques restes d’art urbain. Il aime la peinture au pinceau, à la recherche de touches sincères et du geste instinctif : une manière de trouver un équilibre entre classique et contemporain.
De nature mélancolique, Rémi Tournier peint des histoires et des réflexions au travers de scènes de vie quotidiennes, de portraits, de natures mortes et de compositions végétales.
Le silence, la nostalgie, la poésie du quotidien et les questionnements de société traversent son oeuvre comme des fils invisibles. Il cherche une tension entre mélancolie et lumière, entre silence et présence : ce qu’il appelle lui-même le tristement beau.
Son travail s’inscrit dans une recherche autour des traces humaines et de la mémoire contenue dans les objets ordinaires. Il s’intéresse aux lieux discrets, aux espaces fonctionnels, aux zones marginales où l’esthétique naît sans intention artistique.
Ses peintures interrogent la manière dont les objets, accumulés ou juxtaposés, deviennent les témoins involontaires de fragments de vies. Depuis plusieurs années, il travaille particulièrement autour des ports de pêche : ces arrangements ne sont pas pensés pour être regardés, et pourtant ils possèdent déjà l’équilibre et la tension d’une peinture.
L'artiste
Autodidacte, Rémi Tournier a construit sa pratique en dehors de tout cadre académique, dans le faire, la répétition et l’erreur, qu’il considère comme un outil d’évolution. Rien dans son travail ne répond à un protocole figé : sa méthode s’affine avec le temps, au fil des projets et des découvertes.
Son processus débute toujours dans le réel, appareil photo en main. Il se déplace longuement dans ces espaces jusqu’à ce qu’une composition apparaisse dans le viseur. Il ne construit pas la scène : il la découvre. Le cadrage agit comme un premier geste pictural. La photographie n’est pas une fin, mais un outil de sélection : elle lui permet d’isoler un fragment du monde et d’en révéler la dimension plastique. La peinture intervient ensuite pour ralentir, approfondir et transformer cette image trouvée. À travers le geste, la matière et la touche, il cherche à prolonger la vibration silencieuse contenue dans ces scènes.
Influences et style
L'ordre caché des choses ordinaires
Depuis plusieurs années, Rémi Tournier photographie les entassements : il cherche des compositions conçues de manière non réfléchie, mais dont l’équilibre lui semble être déjà une peinture. Dans les ports de pêche où il dérive, ces petits chaos disposés sans aucune intention autre que le pratique lui paraissent dotés d’une poésie infinie. Ultra figuratives mais flirtant avec l’abstrait, ces compositions offrent plusieurs degrés de lecture selon la distance d’observation.
Les pêcheurs utilisent souvent des draps, nappes et tissus familiaux traditionnels pour protéger leur matériel. Ces nappes se retrouvent là après avoir passé des années sur la table de la cuisine. La rencontre visuelle de cet héritage avec les compositions plastiques lui paraît magnifique : il y ressent une part intime de leur vie et de leur histoire. Traîner dans les ports vides ou au contact des pêcheurs qui rentrent de mer est une bulle où il se sent vivant. Peut-être cherche-t-il depuis longtemps le tristement beau.
Ses influences sont majoritairement photographiques. Il est profondément marqué par le langage du photoreportage et par ces images instantanées capables de saisir un moment vécu avec une force presque brute. Ce sont moins des noms précis qui l’influencent que des regards, des cadrages et des tensions visuelles.
Son regard se nourrit autant du monde de l’art que de son environnement quotidien : une photographie documentaire, une scène de rue, une image trouvée ou une œuvre picturale peuvent nourrir de la même manière sa réflexion visuelle.
La couleur occupe une place centrale dans son travail. Il a compris que la force d’une peinture et sa capacité à paraître vivante résident moins dans la démonstration technique que dans la justesse des teintes. C’est dans l’écart subtil entre deux tons que naît la vibration du réel.
4 000 €
300 €
300 €
300 €
ENTRE MATIÈRE, FRAGMENTATION ET ÉMOTION CONTEMPORAINE ARTFWD poursuit le développement de sa sélection en ligne avec l’arrivée de trois nouvelles signatures : ALFE, Caroline Dervaux et Quentin DMR. Trois artistes aux écritures visuelles singulières, réunis autour d’une même approche sensible de l’image, de la matière et de l’espace.
Pour la dixième édition de l'Urban Art Fair, du 19 au 22 mars 2026, Artfwd rejoint la halle du Carreau du Temple avec huit artistes réunis autour d'une même intention : explorer ce que l'image active au-delà de sa surface. Quatre jours de rencontres, d'œuvres et d'échanges au cœur de Paris.